ecoRobotix lève 3 millions pour produire son robot

FIT | 13 December 2016

Yverdon, le 18 novembre 2016 – La première phase de financement de la jeune entreprise ecoRobotix SA s’est terminée avec succès avec une levée de fonds de 3 millions de francs. Cet apport va lui permettre de passer à la phase de production et de vente de son robot désherbeur. Alliant haute technologie et robotique, ce véhicule agricole autonome s’attaque de manière ciblée aux mauvaises herbes des cultures en ligne.

« Ce financement va nous permettre de terminer le développement de notre machine et de lancer sa commercialisation. Elle offre une réponse concrète aux problématiques tant écologiques qu’économiques du monde paysan, en permettant une réduction massive de l’utilisation de produits chimiques », se réjouit Aurélien G. Demaurex, co-fondateur d’ecoRobotix.
En effet, grâce à ses capteurs, sa caméra et son GPS, ce robot -qui fonctionne à l’énergie solaire- est capable de sprayer uniquement les herbes nuisibles dans les champs, réduisant drastiquement la dose de pesticides utilisée lors du désherbage des cultures -et de fait, les coûts pour l’agriculteur.

Faire ses preuves

D’abord aiguillée par Innovaud, ecoRobotix avait obtenu fin 2013 un premier prêt de la Fondation pour l’Innovation Technologique (FIT) qui lui a permis de réellement commencer ses activités, avec le développement d’un premier prototype en 2014. Des investisseurs privés, la promotion économique vaudoise et un projet de recherche financé par la Confédération suisse ont permis l’amélioration de la machine en 2015, et la production d’une première série de machines d’évaluation qui ont fait leurs preuves cette année au travers de tests en plein champ et de démonstrations dans plusieurs événements agricoles en Suisse et en France.

EcoRobotix: premier investissement du fond de capital-risque 4FO Ventures

Début novembre, la société vaudoise a clôturé la levée de 3 millions de francs pour son premier tour de financement. Plusieurs investisseurs se sont lancés dans l’aventure dont le nouveau fond de capital-risque 4FO Ventures pour lequel ecoRobotix constitue son tout premier investissement. Ce fond suisse vient d’être créé sous l’impulsion du serial entrepreneur Jean-Pierre Rosat et du Vice-Président de Roche, André Hoffmann. « Nous sommes ravis de démarrer nos investissements avec ecoRobotix. Cette société représente parfaitement le type de projet et les valeurs que nous souhaitons soutenir. Leur approche novatrice, leur enthousiasme et la qualité de leur équipe nous ont rapidement convaincus. Nous prévoyons un bel avenir à ecoRobotix » souligne Jean-Pierre Rosat, General Partner de 4FO Ventures.
On relève également aux côtés de 4FO Ventures, l’apport financier d’investisseurs privés venant d’Investiere.ch, l’une des premières plateformes d’investissement en ligne et l’un des principaux investisseurs suisses dans les startups, de Business Angels Switzerland (BAS), et de plusieurs particuliers. Ce montant global de 3 millions servira donc à terminer le développement et industrialiser le robot, et également démarrer les premières ventes en Suisse et en Europe. En effet, l’intérêt qu’il suscite dépasse largement les frontières helvétiques.

Présentation du robot à l’AGRAMA, plus grande foire agricole de Suisse

Le mois de novembre est également à marquer d’une pierre blanche dans la vie d’ecoRobotix puisque son robot sera officiellement présenté à l’AGRAMA, la plus importante foire agricole suisse, du 24 au 28 novembre à Bernexpo.
Plusieurs démonstrations sont au programme, ainsi qu’une présence avec un stand (halle 3.0). « C’est la toute première fois que notre robot sera officiellement présenté dans une manifestation d’envergure nationale. Tous les deux ans, AGRAMA voit défiler plus de 50 000 visiteurs, tous acteurs essentiels du monde agricole. C’est une belle opportunité de pouvoir démontrer ce nouveau savoir-faire », analyse encore Aurélien G. Demaurex.

Une nouvelle image de l’agriculture

Mais au-delà de la technologie, l’élaboration de ce robot résulte également de la poursuite d’un idéal pour les deux co-fondateurs d’ecoRobotix. « Notre motivation était d’abord environnementale, avec la réduction des herbicides, mais nous aimerions également contribuer à rendre plus attractif le travail de la terre auprès des nouvelles générations. Avec la création de cet outil de travail d’un genre nouveau, adapté à des exploitants soucieux de la conservation de leurs sols, nous souhaitons aussi montrer que la haute technologie a sa place dans l’agriculture de demain, à côté des savoirs ancestraux. Elle ne doit pas dévaloriser le travail humain, mais le rendre moins pénible et moins dangereux pour la santé, tout en étant écologiquement et économiquement durable », conclut Steve Tanner, co-fondateur d’ecoRobotix.

A propos d’ecoRobotix

L’idée d’un robot désherbeur a germé il y a une dizaine d’année dans la tête Steve Tanner, un ingénieur en microtechnique, issu de l’EPFL. C’est dans la grange de la ferme familiale à Essert-Pittet que le projet a vu le jour. Il est rapidement rejoint par Aurélien G. Demaurex, co-fondateur, un entrepreneur issu de HEC Lausanne.
En 2015, la rudimentaire grange fait place au confort d’Y-Start, l’incubateur de startup d’Y-Parc à Yverdon. Et face à l’intérêt que suscite le robot, et pour répondre aux exigences de son développement, l’entreprise pousse à vue d’œil. Au cours de cette dernière année, elle a vu son effectif passer de trois personnes à une petite dizaine actuellement, principalement des ingénieurs.
L’entreprise du Nord vaudois entend donc partir à l’attaque du marché du désherbage des grandes cultures en ligne (betterave, colza, maïs, etc.), où le potentiel de ventes est de plusieurs millions de robots au niveau mondial. Dans l’agriculture conventionnelle, l’investissement sera rentabilisé en moins de cinq ans pour le paysan qui aurait fait l’acquisition d’une machine d’ecoRobotix. Parallèlement, l’entreprise cherchera à développer à terme un produit pour l’agriculture biologique -en imaginant, par exemple, remplacer l’utilisation du produit chimique par une lame qui pourrait broyer la mauvaise herbe, et ainsi éviter le coûteux et pénible désherbage à la main comme c’est actuellement le cas dans ce type d’agriculture.
Depuis novembre 2015, ecoRobotix est au bénéfice du Label CTI Startup – label de qualité attribué par la Confédération suisse au terme de deux ans de coaching et d’examen. La société occupe également le 28e rang des 100 startup les plus prometteuses de Suisse selon le classement 2016 de startup.ch, PME Magazine et Handelszeitung. En décembre 2015, ecoRobotix est arrivée 3e en finale de l’émission « Inventer demain », une coproduction RTS/France3/TV5 Monde. Et dernièrement, en mai de cette année, elle a remporté le prix du public W. A. de Vigier à Soleure.

A propos de 4FO Ventures

C’est pour pallier au manque d’investisseurs en capital-risque dans la phase Early Stage en Suisse, que Jean-Pierre Rosat et Mathieu Berger ont lancé 4FO Ventures, un tout nouveau fond d’investissement destiné au financement Early Stage des startups suisses. Ses investisseurs sont principalement des Family offices, des investisseurs privés et des fonds de pension. Le fonds sera à terme doté d’un capital de CHF 50 à 80 millions. L’objectif est d’investir entre 2 et 5 millions par société dans les premiers tours de financement. 4FO espère pouvoir soutenir 10 à 15 startups dans les 3 à 4 prochaines années.

Renseignements – contact médias – demandes d’interview:

Aurélien G. Demaurex,
co-fondateur et co-CEO d’ecoRobotix
+41 79 252 79 79 ; aurelien.demaurex@ecorobotix.com

ecoRobotix
SA Y-Parc, Rue Galilée 7
CH-1400 Yverdon-les-Bains
+41 24 524 41 23